Namibie.

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Une route
, une seule. Perdue dans un paysage désertique.
Une route, à peine. Une simple ligne droite sans horizon.  Le ciel est bas, il effleure le sol, soulève la poussière. La côte est proche, mais on ne peut la voir.
Hier soir on a dormi dans une ville. Ce n’en était peut-être pas une. Quelques maisons vides, une plage que l’on n’aperçoit pas dans la nuit et des chiens qui aboient au son de nos voix. Alors on se tait et on décide de revenir sur nos pas sans voir la mer. De toute façon, qu’est-ce qu’on pourrait voir dans cette nuit noire à part le ciel et ses étoiles…

21h, on pousse donc la porte de ce minuscule bar dont la seule lumière a attiré notre attention. Tout le monde nous regarde, enfin les quelques personnes présentes. Nous, des étrangers dans cet endroit étrange.  On commande des bières, pour détendre l’atmosphère et cela se finira en partie de billard avec la femme qui se trouve derrière le comptoir et qui m’aidera à gagner la partie.
Les sourires, les différences et les points d’accroches suivis de quelques rires. 
Alors tant pis pour ce centre ville inexistant, loin des nuits palpitantes et de la fièvre de Cape Town, tant pis pour la plage et la vue sur la mer que l’on ne verra jamais. Nous sommes là, et nous ne voudrions pas être ailleurs. Car c’est ici que tout commence. 
Namibia jour 1.

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Namibia jour 2.

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Se lever à l’aube pour trouver du café avant de prendre la route. Toujours la même, la seule et unique.
Mais au bout de deux heures, l’impasse. L’asphalte se transforme en chemin de pierre impraticable. Faire demi-tour en réalisant qu’il devait y avoir deux routes finalement, et non une. 
Deux routes, oui, pour une seule frontière dans les montagnes. L’accueil se fera sans sourire, mais nous y sommes enfin. Le désert se dresse devant nous, des montagnes de pierres, des ponts qui traversent des cours de rivières asséchées et des arbres isolés qui trouvent encore la force de pousser sur le sol aride. Le paysage est magnifique et les routes inquiétantes de solitude. 
On roule jusqu’au Fish River Canyon, pour le premier d’une longue série de couchers de soleil en Namibie. 
 
La nuit se passera dans une petite ferme coupée du monde, tenue par une allemande très accueillante. Comment est-elle arrivée là ? À tenir des chambres d’hôtes à mille lieux de toute terre habitée ? Les trajectoires, les histoires et ces gens que l’on croise par hasard. On ne saura jamais d’où ils viennent, ce qu’ils cherchent, qui ils sont. Mais ils sont là et un jour nos trajectoires se croisent. 
D’où suis-je ? Qu’est-ce que je cherche ? Qui suis-je ? Je n’en sais rien. J’apprends.
Je voyage.

 

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